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 Pour la première fois en France: une journée d’études sur la situation des femmes en Afghanistan depuis la chute des Talibans

Le point sur la recherche

 Organisé par l’association Women in War avec la Commission Femmes d’Amnesty International et le concours de l’AUP

Le samedi 24 avril 2010

De 11h à 19h

 AUP, American University in Paris

31 avenue Bosquet, Le Grand Salon au 2ème étage, 75007 Paris

(métro: Ecole Militaire)

 Depuis la chute des Talibans et l’instauration d’un gouvernement sous l’égide de l’OTAN et du gouvernement américain un nombre de transformations ont eu lieu en Afghanistan, touchant le domaine des droits des femmes et leur relation à l’espace public. Les résultats concrets des politiques d’intervention et d’aide sont pour le moins mitigés, mais les changements sont réels- pour le mieux (à défaut de meilleur), pour le pire.
En dépit des nombreux ouvrages à sensation, les recherches en sciences sociales sont extrêmement limitées, en raison du danger de la situation et la difficulté de la pratique du terrain.
En France, un nombre minuscule de chercheures a travaillé une problématique de genre en Afghanistan et cette journée exceptionnelle sera l’occasion de réunir la plupart d’entre-elles.

 Chaque chercheure présentera un aspect important de sa recherche personnelle. Pour certaines, le travail est le produit d’un travail humanitaire sur le terrain, pour d’autres c’est le travail de recherche scientifique  recherche pure. Ce qui lie ces travaux, c’est un engagement passionné et une volonté de partager ce terrain à la fois hyper-médiatisé et méconnu entre tous.

La section Femmes d’Amnesty International fera le point sur les actions entreprises en Afghanistan qui ont été essentielles pour faire connaître les abus incessants contre les droits humains.

 Programme

 Accueil: 11h-11h20

 À partir de 11.30 précises:

1. Droit, espace public, espace privé

Muriel de Gaudemont ( Comité Femmes d’Amnesty France): Amnesty International en Afghanistan.

 Carol Mann (SOAS, Londres/CEDREF): De la pratique coutumière à l’égalité constitutionnelle: Les femmes afghanes ont-elles acquis des droits aujourd’hui?

 Julie Billaud (EHESS): La visibilité publique des femmes dans l'Afghanistan d'après le régime Taliban.

 

 14h-15h: Déjeuner

 À partir de 15h précises:

2. Les  innovations sur le terrain et les tribulations des chercheures

Ruxandra Boros (EHESS): Les femmes-entrepreneurs en Afghanistan, une stratégie de survie identitaire à travers les réseaux professionnels informels co-genre.

 Fariba Adelkakh (CERI/Sciences Po): Les  nouvelles madrasas pour les Afghanes chiites: De Qom à Kaboul et de Mashhad à Herat.

 Marjan Kamal (IEP/CERI): Les ruses de l’observation de la chercheure  sur  le terrain afghan.

 

Pause café

 3. L’Afghanistan, c’est aussi en Europe aussi

Azita Bathaie (LESC, Paris X): Les migrants afghans et l’impossibilité de se constituer en communauté

Hala el-Akl (LSE, Londres): L’Afghanistan, l’OTAN et les conséquences de la politique sécuritaire sur la population musulmane à Londres.

 Pour conclure: une discussion collective sur les perspectives d’avenir pour les femmes d’Afghanistan.

 AUP nous demande de prévoir le nombre de personnes qui se rendront à la journée d’études, alors vous êtes priés de me confirmer votre venue dès que possible!

Carol Mann

cmann@womeninwar.org

Mail à contacter pour tout renseignement + confirmation de votre venue

 

 Projets en cours

Genre et Conflits Armés : Repenser les impacts des conflits et les processus de reconstruction

 Séminaire de recherche CRESPPA-GTM

 Sous la responsabilité de Jane Freedman, Marguerite Rollinde, Carol Mann, Mirvat Abd El Ghani

Le séminaire aura lieu un mardi par mois, de 10 à 12h30

59-61 Rue Pouchet, 75017 Paris

Metro : Guy Moquet ou Brochant (ligne 13)

 Si les conflits armés et les processus de paix et de réconciliation sont des objets d’étude fréquents pour les chercheur(e)s en sciences sociales, leur impact sur les rapports de genre dans les sociétés concernées est le plus souvent négligé ou relégué au second plan, alors qu’ils sont dans la plupart des cas très importants. Les violences physiques et sexuelles, en particulier à l'égard des femmes et des enfants, se produisent avec une plus grande régularité pendant et au lendemain d'un conflit armé. Les femmes sont victimes de viols, de grossesses forcées, tombent dans la prostitution forcée et l'esclavage sexuel, souvent par les mains mêmes des « pacificateurs », police ou forces occupantes. Les rapports médiatiques sur le viol massif des femmes dans des situations de conflit en ex-Yougoslavie (Nahoum Grappe, 2001) ou au Rwanda, par exemple, ont amené à l’attention du public l’utilisation du viol comme arme de guerre. Mais malgré cette médiatisation, il reste vrai qu’il y a peu d’analyses approfondies sur les causes et les conséquences de ces violences liées au genre. En particulier il faut prêter attention aux liens entre les dominations de genre, de race et d’ethnie, (Ivekovic, 2003) pour comprendre comment, dans l’espace de l’économie mondialisée, de telles violences se produisent. Et pourquoi les sanctions nationales et internationales semblent avoir tellement peu d’impacts dans la prévention de telles violences. Aux viols et autres formes de violences physiques s’ajoutent les problèmes liés aux changements de rôles de genre, et à l’accroissement des activités de survie des femmes en période de conflit. Sans vouloir essentialiser leur rôle comme « civiles » (Carpenter, 2006), il est vrai qu’elles sont les plus souvent laissées seules (ou avec leurs enfants) par leurs maris combattants, quand ils ne sont pas morts ou disparus (Rollinde, 2006). Les femmes deviennent alors chefs de ménage et sont contraintes à assurer la survie de la famille. Le processus de survie peut aussi impliquer une fuite et ces trajectoires de migration forcée auront également des impacts différenciés selon le genre (Freedman, 2007).

 

Les femmes, victimes civiles des massacres commis au nom d’une nation, d’une ethnie, d’un principe ou d’une religion, sont, la plupart du temps, au centre de ces conflits. Leur cause est souvent brandie comme alibi pour justifier le mobile véritable, c’est-à-dire le contrôle de territoires et des ressources qu’ils contiennent. Les protagonistes masculins voient en leurs femmes les garantes d’une identité menacée et exigent d’elles l’adhésion inconditionnelle aux valeurs de la communauté à laquelle elles appartiennent, en remettant à des lendemains meilleurs les revendications qui les concernent plus spécifiquement. Certaines d’entre elles adhèrent à ce modèle et sont fières de mettre au monde des hommes pour la guerre quand elles ne vont pas jusqu’à participer elles-mêmes aux massacres. D’autres refusent cette assignation à résidence communautaire et face à la logique de guerre développent des stratégies de sortie du conflit (Falquet, 2006). Elles se transforment alors en actrices, sujets porteurs d’historicité. Les recherches focalisées sur le statut de « victime » des femmes pendant les guerres ont négligé les rôles actifs joués par ces femmes. Ce n’est que très récemment que quelques études ont commencé à explorer la participation des femmes aux actes de violence, en particulier liée au genre (Jacobs, Jacobson et Marchbank, 2000 ; Sjoberg et Gentry, 2007). Les femmes jouent donc des rôles variés dans les conflits - comme combattantes ou résistantes, comme soutiens aux soldats, mais aussi, parfois, comme agents de la paix et de la réconciliation. Il faut que tous ces rôles actifs des femmes soient pris en compte pour dépasser les représentations essentialistes et stéréotypées des femmes comme seules « victimes ».

 

L’idée d’étudier les rapports de genre dans les conflits armés implique aussi de se pencher sur une définition plus précise de ce qu’est le conflit, et de faire des liens avec des formes de violences et de domination de genre qui s’exercent aussi dans des périodes de « pré » et de « post » conflit. Cockburn insiste justement sur l’existence d’un continuum de violences de genre qui lie les périodes avant et après les conflits avec les violences qui s’exercent pendant ces conflits armés (Cockburn, 2004). Les violences et viols commis pendant les conflits doivent donc être compris à partir des rapports de domination de genre qui existaient déjà dans les sociétés concernées.

 

Programme 2009-2010:

 

19  janvier 2010 : Genre, militarismes et politiques internationales. Séance exceptionnelle

 ·Cynthia Enloe, Professor of International Development and Women’s Studies, Clark University, Etats-Unis

Picking up the pieces : Women and Militarism in a Post-War Society

 Suzuyo Takazato, Okinawa Women Act Against Military Violence, Japan

 

10 février 2010 (séance exceptionnellement le mercredi): Séquelles de guerre

 Malathi de Alwis, University of Colombo, Sri Lanka

Grief, Trauma and the “Work of Culture” in Sri Lanka

 Violaine Baraduc, EHESS

Femmes génocidaires. Evaluation des violences féminines pendant le génocide des Tutsi rwandais de 1994

 16 mars 2010 : Genre, nationalismes et violences

 Rada Ivekovic, CRESPPA-GTM

Le genre de la nation et de la violence

 Dubravka Zarkov, Insitute of Social Studies, Erasmus University, Pays-Bas

Exposures, Invisibilities, Vulnerabilities: Master Narratives of War and Masculinities in an Intersectional Perspective

 

13 avril 2010 :  (Séance de 14h – 17h ) Approches historiques :

 Carol Mann, CEDREF, Université de Paris 7:

La mise en cause du genre pendant deux guerres mondiales

 ·Fabrice Virgili, IRICE, Université de Paris 1, Panthéon-Sorbonne

Naître ennemi. Les enfants nés de couples franco-allemands pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-2009)

 

18 mai 2010 :  Genre et conflit en Palestine

 ·Islah Jad, Bir Zeit University, Palestine

Impact du conflit dans un contexte colonial sur les femmes palestiniennes

 Mirvat Abd El-Ghani, Université de Paris 8, CRESPPA-GTM

Femmes dans le conflit Israélo-Palestinien

 2 juin 2010

·Marie Ladier-Fouladi, EHESS

Le mouvement féministe face à la violence de l’État islamique en Iran

 

 EVENEMENTS PASSES

 

Genre et Conflit dans le conflit Israelo-Palestinien : Quelles Stratégies de Résistance  pour les femmes?

Une journée d'études qui se tiendra  le mardi 5 mai 2009, de 14h 30 à 19h

 Dans les locaux et avec le soutien de l’association Ni Putes, ni Soumises, Maison de la Mixité 70 rue des Rigoles, Paris XXème

 Le conflit israélo-palestinien ne cesse de susciter des débats passionnés tant au niveau de la rue qu’à l’intérieur de l’université. Les tragiques événements de Gaza ont rendu urgent un débat élargi, prenant en compte ici les voix jusqu’ici peu entendues, celles des femmes.

 Ce colloque, le premier dans son genre, rassemble des chercheures venues principalement des sciences sociales, issues des universités françaises qui ont fait un travail de terrain auprès des femmes dans les zones palestiniennes et israéliennes.

 Unies par une approche féministe vis-à-vis de la dimension de genre qu’elles ont exploré, elles recherchent la spécificité féminine des expériences, des attitudes politiques et de l’engagement de celles qu’elles ont interrogé. C’est la situation de conflit qui sera principalement discutée, et les violences produites par le sexisme, le racisme, le colonialisme

La dimension de genre et non pas des présupposés politiques guide ce colloque tout à fait unique - même si des critiques certaines peuvent en découler. L’apparente neutralité du point de départ n’est pas synonyme du refus de l’engagement ou de la prise de position comme conséquence de nos débats. A chacun, à chacune de voir

 Les textes des interventions paraîtront sur ce site de Women in War,

 Intervenantes :

 Evelyne Accad, Professeur émérite, University of Illinois, Lebanese-American University

Valérie Pouzol, chercheure, auteure de Clandestines de la paix - Israéliennes et Palestiniennes contre la guerre, Editions. Complexe, Paris 2008

Pénélope Larzillière, chercheure à l’IRD, auteure de Etre jeune en Palestine, Baland, Paris 2004

Elisabeth Marteu, chercheure, éditrice de “Civil Organizations and Protest Movements in Israel”, paraître chez Palgrave-Macmillan, London-New-York

Ilaria Simonetti, doctorante à l’EHESS, Paris

Stephanie Latte-Abdallah, auteure de Femmes réfugiées palestiniennes,; PUF, Paris, 2006

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Séminaire : Femmes et Conflits
à l'Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne (Paris) '

CRPS, Sorbonne, Salle H604, entrée par le 14 rue Cujas, Paris Vème

mardi 23 septembre 2008 à 17h
Sara Youtchak: parcours d'une combattante
Sara Youtchak, professeure et militante à Montevideo a été prisonnière politique en Uruguay de 1975 à 1980

Beatrice Whitaker: La dictature du Brésil et le vécu de femmes Beatrice Whitaker est militante et docteure en Sciences Politiques (Paris 8 et Unicamp, Sao Paolo)


mardi 21 octobre 2008 à 17h

Une séance spéciale de notre séminaire 'Genre et Conflits Armés' sera dédiée à la situation désastreuse en RDC où la violence sexuelle systématique est une véritable arme de guerre dans ce pays où des records les plus sinistres ont été atteints.

Deux experts nous ont fait l'honneur de venir à Paris pour en parler, Alphonse Maindo et Stefan Kirchner.

Alphonse Maindo : Conflits armés et transformations des rapports de genre en RDC Alphonse Maindo est chercheur associé au Centre d'études des mondes africains et enseignant à l'Université de Kisangani, Université Officielle de Bukavu et Université de Goma. A été coordonnateur de programme au Gorée Institute et responsable du Master 1 Droits de l'homme et action humanitaire à l'Université Catholique d'Afrique Centrale. Auteur de plusieurs publications dont "Voter en temps de guerre" (L'Harmattan, 2001) et "Des conflits locaux à la guerre régionale en Afrique centrale" (L'Harmattan),

Stefan Kirchner: La violence sexuelle systématique au Congo Oriental Stefan Kirchner, de l'université de Gottingen, est expert auprès de la Cour Europénne des Droits Humains, spécialisé sur le RDC, en particulier la question des viols dans la région de Kivu. Conseiller auprès du Center for African Affairs and Global Peace à Dakar et directeur Professional Education Organization International Fund à New York. Il est l'auteur de "Liberté et Révolution" (Freiheit und Revolution)

Mardi 25 novembre à 17h:
séance consacrée à l'Afghanistan : la guerre, les femmes et l'assistance humanitaire

Carol Mann : Faut il sauver les femmes d'Afghanistan ?
Carol Mann est chercheure associée au CEDREF et à SOAS à Londres, spécialisée dans la problématique des femmes en guerre, en particulier en Afghanistan.

Ulla Kalha: Les Nations Unies, l'assistance humanitaire et la question de genre
Ulla Kalha, spécialiste de genre de l'Université de Helsinki est conseillère pour le programme de Conseil et d' Orientation dans le secteur d'Education de l'UNESCO à Kaboul

Mardi 16 décembre à 17h
séance consacrée à l'Algérie

Benjamin Stora: Entre la France et l'Algérie, une guerre sans fin ? Professeur d'Histoire du Maghreb aux Langues orientales (INALCO), chercheur

Latefa Belarouci: "Paroles croisées de femmes victimes du terrorisme: femmes victimes et femmes de terroristes". Chercheure et psychologue

Mardi 20 janvier à 17h
Séance consacrée aux goulags de l'URSS et la Seconde Guerre mondiale

Intervenante: Anne Brunswic (chercheure, grande voyageuse et écrivain): Les femmes dans les goulags

Camille Fauroux (chercheure, future agrégée d'histoire, Paris I): Les femmes françaises travaillant en Allemagne pendant la Deuxième Guerre mondiale

Mardi 10 février à 17h
Séance consacrée à Israëliennes/Palestiniennes

Intervenantes:

Valérie Pouzol (EPHE): Palestiniennes et Israéliennes pour la paix : Histoire d'une rencontre manquée
Auteure de Clandestines de la paix , Femmes israéliennes et palestiniennes dans le conflit israélo-arabe

Pénélope Larzillière (IRD): titre de conférence à annoncer
Auteure de Etre jeune en Palestine (2004)

Ilaria Simonetti (doctorante à l'EHESS ) : Le service militaire féminin en Israël: Motivations et attentes des femmes dans une armée en mutation »

Mardi 24 mars à 17h

Séance consacrée à l'Amérique du Sud

En vue du refus de l'université des propositions du gouvernement menaçant l'avenir de la recherche, la séance se tiendra dans les locaux parisiens de Wells College, et avec leurs étudiants, à l'atelier de l'Association Alantis 31 rue Tlemcen, Paris XXème, (code 75183) métro Père Lachaise .

Thank-you Wells College!

Intervenante: Camille Boutron (Institut des Hautes Etudes sur l'Amérique Latine CREDAL (Centre d'Information et de Documentation sur l'Amérique Latine): Actrices invisibles d'un conflit non résolu : la difficile réinsertion des anciennes combattantes péruviennes

Carolina Vergel-Tovar (Paris X, EHESS) : présentation de travaux en cours sur la Colombie

Delphine Lacombe (IRIS-EHESS ATER à l'université de la Rochelle): Femmes et sandinisme: récits critiques d'une révolution.

Dates et intervenants du programme précédent, mars-juin 2008

Mardi 25 mars 17 - 20h :
CRPS, Sorbonne, Salle H604

Introduction au séminaire :
Carol Mann (CEDREF, Université de Paris 7 et SOAS, University of London) : La place des femmes dans les récits de guerre,
Jane Freedman (CRPS, Université de Paris 1) : Genre et militarisation : nouveaux conflits et réponses internationales

Mardi 29 avril, 17-20h:
CRPS, Sorbonne, Salle H604
Sandra d'Urzo, (professeur d'architecture à La Villette et consultante indépendante en reconstruction post-urgence) : Le genre dans les crises humanitaires et les reconstructions post-conflit.
Carolina Vergel Tovar (Université de Paris 10) : La violence sexuelle dans le conflit arme en Colombie : les milles faces d'une même indifférence.
Claire Fourçans (Amnesty International) : Les violences sexuelles devant les juridictions pénales internationales.

Mardi 27 mai, 17-20h:
Panthéon, Salle 216
Chantal Antier et Marianne Walle (Université de Rouen) : Les femmes espions pendant la 1ere guerre mondiale.
Elissa Mailander Koslov (Institut fur Sozialforchung, Hambourg), : Réflexion sur la participation des surveillantes SS aux violence concentrationnaires et le rôle du genre dans les pratiques de violence.
Marie-Jo Bonnet, : L’homosexualité au camp de concentration de Ravensbrück.

Mardi 24 juin, 17-20h:
Panthéon, Salle 216
Elodie Jauneau (Université de Paris 7) : L'engagement des femmes dans l'armée française pendant la guerre d'Algérie (1954-1962)
Ilaria Simonetti (EHESS) : Femmes militaires et rapports sociaux de sexe en Israël : le cas de femmes en armes dans Tsahal.
Marguerite Rollinde (Université de Paris 8) : La mobilisation des mères des disparus en Algérie.

Thème du séminaire de recherche organisé par Jane Freedman (CRPS, Université Paris 1)
et Carol Mann (CEDREF, Université de Paris 7 et SOAS, University of London) qui s'est tenu de mars 2008 à mai 2009. ce fut le premier séminaire universitaire sur genre et conflit en France en dehors de Carol Mann à Parsons School of design de 2002 à 2007;

Objectif du séminaire :

Les recherches sur les « nouvelles guerres » ont souligné des transformations importantes dans les configurations des conflits à l’échelle mondiale, transformations qui brouillent les distinctions entre militaires et civils, combattants et victimes. Les rapports sociaux de sexe, et les rôles des hommes et des femmes se trouvent aussi en cours d’évolution et de transformation. Ce séminaire cherche à s’interroger le rôle des femmes dans les conflits, : les femmes comme victimes mais aussi comme combattantes et résistantes civiles, tant dans l’histoire qu’aujourd’hui. Le monde de l’arrière, de la survie au quotidien, la reconstruction civile sont des domaines à explorer. Nous cherchons à comprendre l’évolution des relations entre hommes et femmes dans les conflits, les formes de violence sexo-spécifique, les représentations et constructions des normes de genre dans des situations de conflit. Les rôles des femmes dans les guerres internationales, mais aussi dans les guerres civiles, les conflits nationalistes, ethniques ou religieux seront abordés. Ces questions seront abordées par des recherches en sociologie, anthropologie et science politique, mais aussi par des recherches historiques. Les considérations de genre dans la pratique humanitaire en guerre et post-conflit feront également partie de cette réflexion.

Format des rencontres :

Ce séminaire est ouvert à ceux et celles qui s’intéressent au sujet, chercheur(e) s ou non. Deux à trois interventions sont prévues chaque fois. Dépendant de l’intérêt des participant(e) s, une séance en juillet pourrait être programmée. Le séminaire reprendra à la rentrée et un colloque est en préparation. Une place importante sera laissée à la discussion, à des commentaires de lectures, de films et de l’actualité afin de continuellement élargir le débat sur ce sujet peu exploré en France.

Veuillez noter les autres dates des séances suivantes qui chaque fois auront lieu autour d'une problématique régionale ou historique. Il reste de la place pour des présentations alors contactez nous, d'autant plus que nous désirons la participation de doctorants, de chercheurs, de spécialistes de l'humanitaire, de la reconstruction et de tout ce qui peut élargir le champ de nos recherches communes.


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